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Weekly 3 minutes de lecture

Weekly – vendredi 18.11.22

Auteurice de l’article :

Julie Mouvet
Journaliste

À ses heures perdues - pendant que d'autres perdent des journées devant Netflix - Julie, elle, lit, écrit des articles, enregistre des podcasts, monte des vidéos... Un condensé de discipline et de passion qui font d'elle l'ennemi jurée de tout procrastinateurice du dimanche ! Depuis quelques mois, elle a rencontré son binôme rêvé pour co-gérer le média kingkong.

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Le vendredi, c’est weekly : un condensé de ce que l’équipe a vu, lu, écouté et a envie de vous partager.

She Said et le lancement du mouvement Me Too

Ce mardi 15 novembre, on était à l’UGC Toison d’Or pour découvrir en avant-première “She Said”. Et on en est ressorties bouleversées, les larmes aux yeux. “She Said”, réalisé par Maria Schrader, c’est le film qui retrace l’investigation de Megan Twohey et Jodi Kantor (jouées par Carey Mulligan et Zoe Kazan), journalistes du New York Times qui ont révélé les agissements d’Harvey Weinstein…. et ont changé l’histoire.

Harvey Weinstein, c’est cet ancien producteur de cinéma condamné pour viols et agressions sexuelles en 2020. Cette condamnation, c’est notamment grâce à Twohey et Kantor qui, le 5 octobre 2017, publient un article dans le New York Times révélant de nombreuses allégations de harcèlement et d’agressions sexuelles envers lui. Dans cet article, on retrouve entre autres le témoignage d’Ashley Judd, qui joue son propre rôle dans le film. Suite à cette publication, plus de 80 femmes sortent du silence pour accuser le producteur d’agression sexuelle et de viol. C’est donc à l’origine du mouvement #MeToo.

“She Said” est le premier long métrage à revenir pleinement sur l’enquête et à citer ouvertement le nom du producteur. On y voit les tentatives d’intimidation et les menaces d’Harvey Weinstein envers les deux journalistes, les difficultés de leur enquête, notamment par rapport aux clauses de confidentialité signées par les victimes qui ne peuvent pas parler on the record… et leur émotion lorsque certaines acceptent d’être citées et que leur article peut enfin être publié.

Un grand merci à l’AJP (Association des Journalistes Professionnel·les) de nous avoir invitées à découvrir ce film qui, selon nous, devrait être diffusé dans toutes les écoles de journalisme.

Désenchantées

Dans la même veine, on voudrait aussi vous parler de “Désenchantées”, un podcast d’investigation sur l’accueil des victimes de violences sexuelles en Belgique. Derrière le projet, deux journalistes indépendantes, Audrey Vanbrabant et Marine Guiet. En octobre 2021, comme beaucoup d’entre nous, elles découvrent #BalanceTonBar. Sous ce hashtag, des dizaines de témoignages de femmes ayant été droguées et agressées sexuellement lors de soirées.

Si le sujet a été largement relayé dans les médias, les investigations sur le suivi de ces victimes sont toujours inexistantes. Pendant un an, Audrey Vanbrabant et Marine Guiet ont donc mené l’enquête. Et tout cela est à découvrir en 8 épisodes.

Trois survivantes de violences sexuelles témoignent de ce qu’elles ont subi et de leur parcours dans un système d’accueil des victimes encore dysfonctionnel en Belgique. Un podcast vrai, dur, émouvant… et nécessaire.

Montre jamais ça à personne

Le 13 octobre sortait la saison 2 de “Montre jamais ça à personne”, série documentaire sur Orelsan. Pendant 20 ans, son frangin, Clément Cotentin, l’a filmé au quotidien. Ça, c’est ce qu’on découvre dans la saison 1, avec des archives, des témoignages, des images de concerts… On a adoré. Alors quand une saison 2 est annoncée, on est impatientes de la découvrir.

Après le KIKK Festival, qui nous a tout de même pris pas mal de temps, on a donc pu se poser dans notre canapé et regarder les 4 épisodes de la saison 2. Cette fois, on découvre Orelsan en plein confinement, dans son studio aménagé à Caen, en train de travailler sur l’album “Civilisation”.

Outre le fait qu’on a adoré découvrir le processus créatif de l’artiste, on a aussi aimé l’authenticité de la série. On y voit les doutes, les remises en question, les foirages d’Orelsan. On l’entend d’ailleurs dire à plusieurs reprises qu’il arrêtera la musique après cet album étant donné qu’il “chante faux” et ne sait pas écrire de morceaux. On voit aussi, comme dans la saison 1, que derrière son projet, il y a toute une équipe. Que même s’il commence à travailler en solo sur ses titres, il n’y arriverait pas sans l’aide de ses acolytes Ablaye et Skread. Orelsan, c’est finalement le gars auquel beaucoup peuvent s’identifier… et ça, encore une fois, on aime. Bref, vous l’aurez compris, on est sous le charme (de l’artiste et du docu) !

#IAMEVIN

Un énorme mystère a plané cette année autour du KIKK Festival. Evin, dont personne ne connait l’identité, a accusé le KIKK de lui avoir volé son K. Mais qui est Evin ? Où est-il ? Seules quelques traces de son passage ont été observées sur différents lieux du festival.

Evin nous avait mis·es en garde, il voulait obtenir sa revanche. Il n’a donc eu de cesse d’envoyer des messages subtils à l’équipe, qui a décidé de le soutenir dans sa cause. On a affiché publiquement notre soutien. Et pour lui prouver qu’il était bien rentré dans la grande famille du KIKK, Evin était même présent sur la photo de team. Si ça, ce n’est pas de l’amour…

KIKK team © Antonin Weber
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